Pour comparer honnêtement les solutions de fidélité, il faut les juger sur les mêmes critères. En voici six, et ils suffisent : que faut-il installer ? que doit faire le client ? que doit faire l'équipe ? peut-on tricher ? qu'apprend-on ? combien ça coûte ? Passons chaque famille au crible.
La carte à tampons papier
Installation : aucune. Client : porter la carte, ne pas la perdre. Équipe : tamponner à chaque passage. Fraude : triviale (tampon complaisant). Données : zéro. Coût : caché mais réel (récompenses sans mesure, temps de caisse, clients déçus à chaque carte perdue.
L'application de fidélité dédiée
Installation : développement ou licence, mises à jour des stores. Client : télécharger, créer un compte, accepter les notifications) la marche que la majorité ne franchit jamais. Équipe : expliquer l'appli en caisse, aider ceux qui bloquent. Fraude : variable. Données : riches mais extorquées, donc de mauvaise qualité. Coût : élevé, pour un canal que le client refuse d'installer.
Les solutions QR code / carte wallet
Installation : légère, parfois un écran ou une tablette à ajouter en caisse. Client : ouvrir l'appareil photo ou le wallet, cadrer, scanner. Équipe : souvent mise à contribution pour valider (car un QR est une image : il se photographie, se partage, se rejoue. Fraude : le talon d'Achille structurel. Données : correctes mais bruitées par la fraude. Coût : abonnement modéré, plus l'écran éventuel, plus la vigilance humaine.
Le programme intégré au logiciel de caisse (points par dépense)
Installation : la plus lourde) compatibilité POS, technicien, écrans supplémentaires, formation. Client : s'identifier en caisse (carte, numéro, e-mail). Équipe : sollicitée à chaque passage. Fraude : faible. Données : précises (montants). Coût : abonnement + projet d'intégration + dépendance à l'éditeur de caisse. C'est la seule famille qui sache nativement compter les points « à l'euro dépensé » (on y revient plus bas.
Lecy : le tag NFC à preuve de présence
Sur six critères, Lecy est premier ou ex æquo sur chacun. Ce n'est pas un hasard d'exécution, c'est un choix d'architecture : toutes les autres familles font porter un effort à quelqu'un) au client (appli, compte, scan), à l'équipe (tampon, validation, saisie) ou au commerce (intégration, écran, formation). Le tag à preuve de présence ne fait porter d'effort à personne : poser le tag, approcher le smartphone. C'est le parcours complet.
Le seul cas qui mérite réflexion : le panier très variable
Un point par visite traite le café à 3 € et le ticket à 300 € de la même façon. Si vos paniers sont homogènes (c'est le cas de l'immense majorité des commerces de proximité : restauration, coiffure, boulangerie, clubs, prêt-à-porter courant) la visite est l'unité idéale : simple, comprise, infraudable.
Si un client fait exceptionnellement un très gros achat, Lecy permet à l'équipe d'ajouter des points manuellement (deux touches d'écran) pour récompenser à la hauteur du panier. C'est la seule action manuelle de tout le produit, elle est optionnelle, et elle ne concerne que l'exception. Un panier structurellement très variable avec besoin d'un comptage automatique à l'euro reste le territoire des programmes intégrés caisse, en en payant le prix complet : intégration, identification en caisse, formation. Pour tout le reste, le verdict du comparatif est sans appel.