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Le NFC, le geste que vos clients font déjà pour payer

En 2023, près de sept paiements par carte sur dix en magasin se sont faits sans contact, et le paiement par téléphone a presque doublé en un an. Le tag Lecy demande exactement ce geste. Ce que ça change pour vos clients, appareil par appareil, âge par âge, et ce qui est prévu pour le cas rare.

Le tag NFC de Lecy se lit avec le geste du paiement sans contact : approcher son téléphone. En France, près de sept paiements par carte sur dix au point de vente se faisaient sans contact en 2023, et le paiement par téléphone, en hausse de 137 % en 2022 puis de 90 % en 2023, représente déjà environ un paiement de proximité sur dix (Banque de France). 91 % des Français de 12 ans et plus ont un smartphone, 70 % des 70 ans et plus (Crédoc, 2024), et plus de 95 % de ces smartphones lisent un tag NFC (GSMA, 2024). Il y a dix ans, le NFC était une technologie de niche ; le paiement en a fait un geste quotidien. Cet article regarde ce que cela vaut aujourd'hui pour un commerce, appareil par appareil, âge par âge, et ce que Lecy prévoit pour le cas qui reste.

Le geste existe déjà, et il est majoritaire

Un programme de fidélité échoue quand il demande un geste nouveau. Le tap n'en est pas un : c'est le mouvement du paiement sans contact, carte ou téléphone contre le terminal. Selon la Banque de France, près de sept paiements par carte sur dix réalisés au point de vente en 2023 étaient sans contact ; en France comme dans la plupart des pays européens, ce geste s'est imposé avant même les États-Unis. Le tag Lecy se pose à côté du terminal : le client fait le geste qu'il vient de faire, une deuxième fois, pour son point.

Le téléphone est déjà sorti

Le paiement par carte avec un téléphone a progressé de 137 % en 2022 et de 90 % en 2023, et représente désormais environ 10 % des paiements de proximité (Banque de France). Pour ces clients, le tap ne demande même pas de sortir le téléphone : il est dans la main, contre le terminal ; il passe au tag dans le même mouvement. Pour les autres, le téléphone est dans la poche, à portée, comme il l'est pour la carte de fidélité qu'on ne retrouve jamais.

iPhone : rien à activer

Depuis l'iPhone XS, sorti en 2018, l'iPhone lit les tags NFC en arrière-plan, sans application : le téléphone affiche une notification quand on l'approche du tag, et le client l'ouvre. Il n'y a rien à activer, rien à régler, rien à installer. Les modèles antérieurs, de plus en plus rares, sont le seul cas où l'iPhone n'affiche pas la notification.

Android : actif par défaut

Sur Android, le NFC est activé par défaut sur la grande majorité des appareils vendus en France, parce que c'est ce qui permet Google Pay et les cartes de transport. Un client qui paie avec son téléphone a donc le NFC actif. Celui qui l'a désactivé peut le remettre en deux secondes, et il ne l'a généralement pas fait.

Les clients âgés, les clients fidèles

On pense souvent que les clients les plus âgés, souvent les plus fidèles, seront freinés. Les chiffres disent autre chose : 70 % des 70 ans et plus ont un smartphone, huit points de plus qu'un an auparavant (Crédoc, Baromètre du numérique 2024), et ils paient sans contact comme les autres, parce que c'est plus simple que de taper un code. Ce qui les bloque, c'est une application à installer ou un numéro à taper devant tout le monde ; le tap, ils le font déjà. Et ce sont eux que la carte à tampons perdue agaçait le plus.

« Savoir où poser l'appareil »

L'antenne NFC est en haut de l'iPhone et, selon les modèles, au centre ou en haut des Android. Dans les faits, le client fait ce qu'il fait pour payer : il approche le téléphone du tag, et la notification apparaît. La première fois, il regarde ; la deuxième, il ne regarde plus. C'est le même apprentissage que le paiement sans contact, et il est déjà fait.

Le cas rare, et ce qui est prévu

Il reste des téléphones qui ne lisent pas les tags : les plus anciens, ou un NFC désactivé qu'on ne veut pas réactiver. GSMA estime à plus de 95 % la part des smartphones compatibles en France en 2024 ; le cas existe donc, et il est rare. Pour lui, le commerçant ajoute le point manuellement depuis son tableau de bord, en quelques secondes. C'est la seule situation où l'équipe intervient, et elle est tracée dans le back-office comme une exception. Nous n'avons pas mis de QR code de secours sur le tag : un QR code statique se photographie et se partage, et il aurait rouvert la porte que la preuve de présence ferme.

Questions fréquentes

Le téléphone doit-il être déverrouillé ?

L'écran doit être allumé, comme pour payer. Le client sort son téléphone pour régler, il l'approche du tag, la notification apparaît, il l'ouvre.

Faut-il une application, sur iPhone ou sur Android ?

Non. Le tag ouvre une page web dans le navigateur du téléphone. Rien à télécharger, rien qui reste installé.

Et un client sans smartphone ?

Le commerçant peut lui ajouter le point manuellement. C'est l'exception, tracée, pas le fonctionnement normal.

Sources : Banque de France, « La numérisation des paiements : une tendance de fond en France et en Europe », 2024 ; Crédoc, Baromètre du numérique 2024 ; GSMA, 2024. À lire aussi : côté client, approcher son téléphone, ouvrir le lien.

L'auteur

Badr El Moujtahid est le fondateur de Lecy et dirige NFGO SAS, son éditeur. Avant Lecy, des années chez Cartier (groupe Richemont), en supply chain et transformation digitale, puis la digitalisation des restaurants avec Sittap.En savoir plus.

1008 mots · publié le 30 août 2026

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