QR code et NFC semblent cousins : deux façons de connecter un téléphone à un service. Pour un menu de restaurant, le choix est indifférent. Pour un programme de fidélité, il ne l'est pas du tout (parce qu'un programme de fidélité distribue de la valeur, et que la valeur attire la triche.
Le problème du QR code : c'est une image
Un QR code est une image imprimée ou affichée. Et une image, par nature :
- se photographie) et se scanne ensuite depuis n'importe où, autant de fois qu'on veut ;
- se partage (dans un groupe de discussion, toute une famille cumule des points avec une seule visite réelle ;
- se réutilise) le même code fonctionne aujourd'hui, demain, dans un mois.
Les éditeurs le savent et ajoutent des rustines : codes tournants, validation par le personnel, géolocalisation. Chaque rustine réintroduit exactement ce que la fidélité digitale promettait de supprimer (de la friction pour le client ou du travail pour l'équipe.
Le NFC : un événement physique, pas une image
C'est ce que nous appelons la preuve de présence : le point est mathématiquement lié au passage en caisse. À notre connaissance, c'est l'approche la plus robuste du marché de la fidélité de proximité) les autres acteurs travaillent sur des supports falsifiables (QR, wallet), là où le tap NFC chiffré ne l'est pas.
Tableau de bord honnête
- Simplicité client : égalité apparente (un geste), mais le NFC évite l'ouverture de l'appareil photo et le cadrage.
- Fiabilité des points : NFC, sans débat. Le QR repose sur la confiance ; le NFC repose sur la physique.
- Charge pour l'équipe : le QR sécurisé exige souvent une validation humaine ; le NFC, aucune.
- Qualité des statistiques : avec un QR partageable, les données comptent du bruit ; avec la preuve de présence, chaque visite comptée est une visite réelle.
Un programme de fidélité est un investissement. Autant l'adosser à des chiffres qui veulent dire quelque chose.